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Numéro
2 : Hans Hermann Hoppe
ECONOMIE ET SOCIOLOGIE DES IMPÔTS
L’impôt
est la confiscation d’un effort créatif. Il pénalise ceux qui créent
des valeurs nouvelles.
Les nations développées à haut niveau de fiscalité amorcent
en fait une régression économique : les gens se mettent à gaspiller
et recherchent l’argent vite gagné (parfois par tous les moyens).
Inutile de se demander qui paye l’impôt : c’est toujours celui
qui produit. L’incidence de l’impôt ne varie pas suivant les circonstances.
Si l’impôt a atteint de tels sommets, c’est peut-être que les gouvernements
le désiraient (puisqu’ils trouvent leur intérêt à cette spoliation),
mais les gouvernants n’ont rien pu faire sans une opinion publique
favorable : en fin de compte les gens ont des impôts parce
qu’ils le veulent bien.
A son tour, l’opinion publique s’est complètement revirée au XX°
siècle. Jusque là l’Etat et l’impôt inspiraient méfiance ;
voici maintenant que tout le monde veut plus d’Etat.
Les idéologies étatistes l’ont emporté par le jeu des droits
acquis, par les institutions de la démocratie libérale, par le nationalisme.
Pourtant, aujourd’hui les données de la rivalité internationale
jouent dans le sens du désengagement de l’Etat. On va peut-être
avoir une nouvelle opinion publique, à nouveau tournée vers la propriété
privée.
Les mots-clés : Fiscalité, Idéologies étatistes.
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Numéro
15 : Pascal Salin
PROBLEMES FISCAUX INTERNATIONAUX :
FAUT-IL "HARMONISER" ?
L'existence
de fiscalités différentes d'un pays à l'autre n'est pas en
soi un obstacle au commerce extérieur ; au contraire elle peut le
favoriser.
Il est vrai que le commerce extérieur met en évidence les privilèges
ou pénalités dont souffrent dans chaque pays consommateurs et producteurs.
Par exemple, la perception de la TVA dans les pays origine fait
apparaître les distorsions sous un jour particulièrement cru.
Les partisans de l'harmonisation ne veulent pas tant favoriser le
commerce que protéger le pouvoir souverain et arbitraire de chacun
des Etats.
Une véritable harmonisation est celle qu'à terme la concurrence
entre systèmes fiscaux pourrait instaurer, pour le plus grand bien
des individus.
Avec une Europe de grand marché sans barrière douanière, la concurrence
fiscale peut jouer et les
Européens paient moins d'impôts. Avec une Europe centralisée ou
"harmonisée" c'est plus d'impôts en perspective.
Les mots-clés : Commerce extérieur, Fiscalité, Harmonisation.
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