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Numéro
4 : Steven Horwitz
UNE APPROCHE SUBJECTIVE DE LA DEMANDE DE MONNAIE
Pourquoi
les individus gardent-ils en permanence de la monnaie qui ne leur
rapporte rien ? C’est qu’ils apprécient la disponibilité de
la monnaie.
La monnaie se trouve ainsi en concurrence avec les placements financiers :
la quasi-monnaie est moins disponible mais rapporte un intérêt.
Mais elle se trouve aussi en concurrence avec tout autre emploi
du revenu ou du patrimoine.
Choisir la monnaie, c’est renoncer à l’utilité qu’aurait apportée
un usage alternatif.
Ainsi tout changement dans l’estimation que l’individu fait de l’utilité
d’un ou plusieurs biens a une influence sur la demande de monnaie,
et réciproquement.
On comprend mieux qu’un déséquilibre monétaire soit lié à
l’inflation, qui elle-même crée un déséquilibre dans le calcul
économique en faussant le réseau de prix relatifs. Pour éviter
le déséquilibre monétaire, il faut dénationaliser la monnaie.
Les mots-clés : Demande de monnaie, Déséquilibre monétaire,
Inflation.
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Numéro
6/7 : Joseph Salerno
LES DEUX TRADITIONS DE LA THEORIE MONETAIRE CONTEMPORAINE :
LAW ET TURGOT
Les
économistes se partagent aujourd’hui sur les problèmes monétaires
comme LAW et TURGOT se partageaient au XVIIIème siècle.
Pour les uns, la monnaie n’est qu’un « bon d’achat »,
pour les autres c’est un produit comme un autre : monnaie exogène
contre monnaie endogène.
Dans ces conditions, pour les uns la monnaie doit être contrôlée
par les pouvoirs publics, alors que les autres veulent la produire
comme un bien quelconque.
Pour les uns il faut des banques centrales susceptibles d’assurer
la stabilité des prix et le plein-emploi. Pour les autres le plein
emploi n’existe que s’il y a liberté sur tous les marchés, y compris
celui de la monnaie.
Keynésiens, monétaristes et supply-siders, descendants de LAW veulent
améliorer la politique monétaire. Les autrichiens, héritiers
de TURGOT, veulent la supprimer.
Les mots-clés : Monnaie, Politique monétaire.
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Numéro
9 : Robert Clair et Gerald O'Driscoll
CRISE BANCAIRE AUX ETATS UNIS :
LECONS POUR L'EUROPE
Les
banques américaines sont fragiles parce qu'elles ne peuvent
pas diversifier leurs risques. La réglementation leur interdit
de constituer des réseaux géographiquement étendus : toute alliance
avec d'autres activités économiques pour former des conglomérats
est également interdite.
Par comparaison, les banques européennes sont libres.
Cependant le vice le plus grave du système américain est la garantie
des dépôts par les pouvoirs publics. Cette couverture automatique
a été exploitée sans limite par les Caisses d'Epargne américaines.
A la recherche de taux de profit spectaculaires, les Caisses ont
pris des risques insensés, et font payer la facture au système fédéral,
c'est à dire au contribuable.
Lorsque les finances sont dopées par de telles pratiques, les erreurs
d'investissement se multiplient. On sort de la logique capitaliste
lorsque l'Etat socialise le risque d'investir.
Les mots-clés : Banque, Conglomérat, Garantie des dépôts, Réglementation.
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Numéro
14 : Steven Horwitz
L'EVOLUTION DE LA MONNAIE ET DU DROIT :
LES SIMILITUDES
Personne
n'a inventé la monnaie, personne n'a inventé le droit
: c'est la pratique sociale qui
a amené les individus à se donner des règles utiles dans leurs échanges
et leurs mutuelles relations.
Ces règles sociales, encore appelées institutions, sont indispensables
: elles permettent de savoir à peu près comment les autres vont
se comporter. Information décisive et efficace lorsque l'on est
dans le cadre d'une grande société, condamnée à l'anonymat et perturbée
par les progrès de la connaissance.
Née spontanément, la monnaie est devenue la chose de l'Etat
: non pour améliorer le système monétaire, mais pour fournir aux
gouvernants l'argent après lequel ils courent toujours.
De même, le droit a été nationalisé, l'Etat prétend au monopole
de la législation et de l'appareil judiciaire : par goût du pouvoir,
non par souci du bien commun.
La dérive étatique a dégradé et la monnaie et le droit. Les inflations
se multiplient avec les banques centrales. L'accumulation de textes
crée l'arbitrare : trop de lois tuent le droit.
Le moment est venu de substituer aux monopoles étatiques
les initiatives privées. Chaque fois que cette substitution s'est
faite, les résultats ont été spectaculaires.
Moins d'Etat, plus de marché, plus de contrats, plus de concurrence.
Les mots-clés : Monnaie, Droit, Institutions, Ordre spontané,
Etat, Monopole étatique.
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