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La sécurité sociale a été
conçue pour aller au-delà des mécanismes classiques
de l'assurance : que les riches payent pour les pauvres, les jeunes pour
les vieux, les bien portants pour les malades.
Voilà pourquoi le Sécurité Sociale est considérée
comme une forme de justice sociale, et les propositions pour la réformer
sont jugées iconoclastes.
Cependant, le bilan financier s'alourdit ; déficit des comptes,
relais par la fiscalité, diminution des prestations et augmentation
des cotisations, inquiétude pour les retraites.
Si, à terme, le système devait exploser, il laisserait sans
recours les plus démunis, ceux que l'on entendait justement protéger
par priorité.
Le bilan humain n'est guère plus rassurant : les abus, l'irresponsabilité,
menacent une population qui s'en remet trop facilement à ses acquis
sociaux, sans s'impliquer personnellement. Après l'assistance,
c'est l'exclusion.
Il est peut-être temps de s'interroger sur la protection sociale
du futur. Si, dans quelque temps, on ne peut plus assumer les coûts
financiers et humains de la Sécurité Sociale, que va-t-on
faire ? Des solutions existent, elles ont fait leurs preuves à
l'étranger mais sont mal connues ici. D'autres formules peuvent
être envisagées ; il faut en débattre et un jour prochain
les proposer.
Cette étude ne saurait laisser indifférents les professionnels
concernés, tant de la santé que de l'assurance, ni les décideurs
privés ou publics, ni les intellectuels attachés aux valeurs
de la liberté, naturellement associée à la responsabilité
et à la solidarité volontaire.
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